Quand des bureaux deviennent des logements de fonction
Localisation : Paris Nord-Est
Maître d’ouvrage : Groupe industriel, leader mondial de sa branche
Particularité : Travaux en site occupé
Bâtiment : R+1 avec sous-sol
Description :
Des bureaux transformés en logements, sans arrêter le siège
Des mètres carrés de bureaux devenus inutiles. Un besoin de logements pour des salariés de passage. Et un siège social qui ne peut pas cesser de fonctionner pendant les travaux.
C’est l’opération que nous avons menée dans le nord-est parisien pour l’un des leaders mondiaux de sa branche : la transformation d’un bâtiment de bureaux R+1 avec sous-sol en logements destinés au personnel itinérant du groupe, lors de ses passages au siège.
La demande
Le groupe disposait, au sein de son siège, d’un bâtiment de bureaux devenu excédentaire. Plutôt que de le laisser inoccupé, il a choisi d’y loger ses collaborateurs itinérants.
L’objectif n’était pas de créer un hébergement d’appoint, mais de véritables logements : des chambres équipées, chacune avec sa salle d’eau, dans un bâtiment entièrement repris.
Nous sommes intervenus en entreprise générale, en conduisant l’ensemble des corps d’état et en assumant la cohérence de l’opération, de la dépose des cloisons existantes à la teinte des peintures.
Trois contraintes, simultanées
Un délai très court, imposé par le calendrier d’occupation du bâtiment.
Un budget serré, sur un ouvrage existant dont personne ne connaissait l’état réel avant le curage.
Un site occupé. Plusieurs immeubles de bureaux ont continué de fonctionner autour de nous pendant toute la durée du chantier. Accès, livraisons, bruit et poussières ont été organisés en conséquence, tous les jours.
Notre intervention
Nous avons mis l’intérieur à nu, à l’exception du doublage périphérique existant — un polystyrène de 5 cm sur BA13 — que nous avons conservé et complété par 100 mm de laine de verre à pare-vapeur kraft.
Les réseaux de plomberie et d’électricité ont été intégralement recréés. Une extraction de ventilation mécanique a été installée dans chaque pièce humide, pour assurer un renouvellement d’air permanent dans des logements occupés par intermittence.
Les corps d’état se sont ensuite succédé jusqu’à la livraison.
Travaux réalisés
- Curage et démolition
- Cloisons, doublages, isolation et faux plafonds
- Menuiserie intérieure et quincaillerie
- Plomberie et électricité
- Ventilation
- Carrelage, faïence et sols souples
- Peinture et reprises de finition
Chaque chambre a été livrée avec sa salle d’eau.
Transformer sans effacer
Un bâtiment réhabilité ne doit pas perdre ce qui faisait son caractère. Notre travail consiste à sublimer l’existant et à marier l’ancien avec le contemporain.
L’escalier du bâtiment en est l’exemple. Il était entièrement recouvert de peinture : marches, contremarches et rampe dans le même ton, du sol au palier. Nous l’avons décapé pour retrouver le chêne des marches et de la main courante, puis repris les contremarches dans une teinte contemporaine, accordée au barreaudage de la rampe.
L’ouvrage que personne ne regardait est devenu la pièce maîtresse du bâtiment.
Ce que le bâtiment avait à dire
Comme souvent en réhabilitation, l’existant a révélé des désordres que les visites préalables n’avaient pas laissé voir.
En toiture. Des traces d’infiltration et des moisissures apparaissaient en plafond, accompagnées d’une odeur d’humidité et de peintures qui cloquaient. L’examen de la couverture zinc a montré une mise en œuvre non durable : bacs fixés par clouage, faîtage repris au mastic, voliges noircies. Nous avons traité la cause avant de reprendre les finitions.
Au sous-sol. Une infiltration se produisait à la traversée d’un collecteur d’eaux pluviales en mur contre-terre. L’origine se trouvait en surface, dans les joints de pavés de la cour. Nous l’avons identifiée et reprise, plutôt que de masquer le désordre.
Rechercher la cause d’un désordre fait partie de notre métier. Un ouvrage repris sans traiter son origine est un ouvrage à refaire.
Date:
16 octobre 2026
