Rénovation d’une salle de bain et reprise de plancher
Localisation : Ouest parisien
Maître d’ouvrage : Particulier, maison individuelle — maîtrise d’œuvre assurée par un architecte
Description :
Rénovation d’une salle de bain à l’étage : mise en place d’une ventilation mécanique avec deux bouches d’extraction au droit de la baignoire et de la douche, faux plafond BA13 pour dissimuler les réseaux, et réfection complète de la douche. La dépose de l’ancien receveur a révélé un plancher altéré par des infiltrations anciennes. Après constat avec l’architecte et accord des clients, nous avons repris le plancher au droit de la douche avant de reconstruire l’ouvrage. Le faux plafond de la cuisine située en sous-face a été entièrement refait, câblage et éclairage compris.
Travaux réalisés :
- Dépose du sèche-serviettes et vidange du réseau de chauffage
- Dépose de l’ancien receveur et des revêtements
- Reprise du plancher au droit de la douche : coffrage, démolition, ferraillage, bétonnage
- Reprise de l’évacuation de la douche
- Dépose et réfection complète du faux plafond de la cuisine en sous-face
- Reprise du câblage et des spots de la cuisine
- Ventilation mécanique : deux bouches d’extraction, baignoire et douche
- Faux plafond BA13 de dissimulation des réseaux
- Système de protection à l’eau sous carrelage
- Receveur de douche sur mesure
- Reprise des alimentations eau chaude et eau froide pour le nouveau mitigeur
- Faïence murale et profilés d’angle en pied de carrelage
- Enduits et peintures
- Électricité : nouveaux spots
- Repose du sèche-serviettes et remise en eau du réseau de chauffage
Une salle de bain qui a fini par relever du gros œuvre
Le programme initial portait sur l’air et sur l’eau : installer une ventilation mécanique avec deux bouches d’extraction, au droit de la baignoire et au droit de la douche, dissimuler les réseaux derrière un faux plafond BA13, et refaire entièrement la douche.
Ce que la dépose du receveur a révélé
L’ancien receveur retiré, l’état du plancher est apparu.
- Les aciers étaient corrodés, certains sectionnés de longue date.
- Trois percements n’avaient jamais été rebouchés lors de travaux de douche antérieurs — deux au droit du bac, un sous le meuble — dont l’un avait été agrandi pour déposer un siphon.
- Les traces d’infiltration étaient anciennes, et la corrosion qu’elles avaient entretenue avait commencé à faire travailler le plancher.
Rien de cela n’était visible avant la dépose. Ces désordres se trouvaient sous un ouvrage fermé, dans une zone qu’aucune visite préalable ne permettait d’atteindre.
Constater, consulter, proposer, puis seulement exécuter
Nous n’avons rien engagé avant d’avoir suivi quatre étapes.
Les désordres ont d’abord été constatés sur place avec l’architecte, photographies à l’appui.
Nous avons ensuite consulté notre bureau d’études, qui a confirmé le principe de reprise : le type de ferraillage à mettre en œuvre, et les aciers à sceller dans les maçonneries existantes pour assurer la reprise des charges. Une reprise de plancher ne s’improvise pas, même sur une surface réduite.
Nous avons alors remis aux clients une proposition chiffrée, assortie de son incidence sur le planning. La reprise était circonscrite à la zone altérée, au droit de la douche, et non étendue à l’ensemble du plancher.
Les travaux n’ont démarré qu’après acceptation.
Un désordre découvert en cours de chantier ne donne jamais lieu, chez nous, à une décision unilatérale. Le maître d’ouvrage décide, sur la base d’un dossier.
La reprise du plancher
Le coffrage a été mis en place en premier, depuis la cuisine située en sous-face. Il remplissait deux fonctions : porter le béton à venir, et sécuriser la zone de travaux en interdisant toute chute de matériaux pendant la démolition.
La démolition a été arrêtée entre deux poutrelles, afin que le plancher reconstitué prenne appui sur la structure existante. C’est le point qui décide de tout : une reprise qui ne retrouve pas ses appuis ne reprend rien.
La zone a ensuite été ferraillée par treillis soudé, complétée par des aciers scellés dans les maçonneries, puis bétonnée. L’altimétrie a été calée pour absorber les épaisseurs à venir, celle du receveur comme celle du carrelage : un plancher repris trop haut condamne l’ouvrage qui vient dessus.
L’évacuation de la douche a été reprise à la même occasion, puisque le plancher était ouvert.
C’est notre métier d’origine qui s’est invité dans une salle de bain. Le gros œuvre et la structure béton armé restent notre compétence propre, y compris sur quelques mètres carrés à l’étage d’une maison.
La cuisine, en sous-face
L’intervention sur le plancher imposait d’ouvrir le faux plafond de la cuisine. Nous l’avons entièrement refait.
Son ossature a été reposée conformément aux règles de mise en œuvre, entraxes compris. Le câblage a été repris, et l’éclairage avec lui : les spots ont été remplacés et réimplantés.
Une pièce n’a pas à porter la trace des travaux qui ont eu lieu au-dessus d’elle.
La reconstruction de la douche
Sur support neuf, nous avons appliqué un système de protection à l’eau sous carrelage, puis posé le receveur sur mesure.
Les alimentations en eau chaude et en eau froide ont été reprises pour recevoir le nouveau mitigeur. La faïence murale a été posée, et des profilés d’angle mis en place pour traiter la jonction en pied de carrelage, à la rencontre du receveur. C’est précisément à cet endroit que les infiltrations étaient nées la première fois.
Les enduits et les peintures de la salle de bain ont été intégralement repris. Le mobilier conservé — meubles vasques, baignoire — a été protégé pendant toute la durée de l’intervention. Les nouveaux spots ont été posés en dernier.
Une sujétion prévue dès le marché
La dépose du sèche-serviettes imposait de vidanger le réseau de chauffage de l’ensemble du logement, puis de le remettre en eau une fois les travaux de peinture achevés.
Cette sujétion figurait dans notre marché de base, chiffrée et planifiée : les clients en étaient informés avant le démarrage. Anticiper au chiffrage ce dont le client va se trouver privé, et pendant combien de temps, fait partie du travail.
Date:
23 septembre 2026
